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    • Catherine Gingras

      Arts - Éducation - Réflexions
    • 2013-05-26 in Indonésie

    Pimp my ride

    À notre arrivée à Bali nous voulions louer une voiture puisque c’est le moyen de transport qu’on nous avait conseillé pour voyager facilement sur l’île en famille. Nous avions un contact, un prix, une voiture ciblée, mais à l’arrivée du véhicule nous avons réalisé que la voiture était manuelle. Gros inconvénient si on considère que la conduite se fait à gauche et que la « clotche » comme le « break » sont aussi inversés !

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    Même si le scooter est le transport numéro 1 à Bali, je n’opterais certainement pas pour cette option, car elle s’avère très risquée quoique très économique en location. L’essence se trouve partout, dans des bouteilles de vodka qui trônent fièrement sur des étagères, en bord de route. La jeune femme qui m’a fait un massage cet après-midi m’a dit d’ailleurs que son mari était mort dans un accident de scooter l’an dernier. Ici, les scooters sont rois, ils ne suivent pas le Code de la route et vont même jusqu’à rouler en sens inverse dans des zones à sens unique.

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    Finalement, il nous restait l’option une voiture avec chauffeur. Cette option ne nous emballait vraiment pas, nous pensions d’abord que c’était un moyen d’arnaquer les touristes, elle semblait coûteuse et brimer notre liberté. Puisque nous avions d’autres options, nous l’avons essayé et ce qui semblait peu emballant s’est révélé comme la meilleure option. Les routes ici ne sont pas conçues pour recevoir des touristes. Malgré la basse saison touristique, il y a des embouteillages partout. Souvent, il n’existe qu’une seule route pour se rendre d’une ville à l’autre, et ce, avec une seule voie. Pour ceux qui voudraient se risquer à louer une voiture, pensez qu’il n’y a aucune indication nulle part. Les routes sont des labyrinthes de ruelles et non des autoroutes balisées. Vraiment, Zippo et Wayan, nos chauffeurs, ont été plus que de simples conducteurs. D’abord, ils nous ont permis de relaxer en appréciant le paysage plutôt que de stresser en cherchant les routes. Ensuite, ils nous ont servi de guides, par exemple en nous conseillant de manger dans certains petits warungs (genre de casse-croûte local) que nous n’aurions jamais osé nous arrêter sans leur présence ou encore en nous expliquant la vraie façon de faire dans certains temples. Wayan était le préféré des garçons. Il a deux filles et aimerait avoir un garçon. Par la présence des gars quotidiennement il pensait s’attirer de la chance à procréer un garçon. À Bali, les jeunes hommes, lorsqu’ils se marient, restent avec leurs parents, ce qui implique pour les parents qui ont des filles qu’ils vivront souvent loin de leur progéniture.

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