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    • Catherine Gingras

      Arts - Éducation - Réflexions
    • 2013-05-23 in Indonésie

    Je me la pète!

    Je me la pète

    Depuis que je suis toute petite, je me pète la tête partout. C’est quasiment une blague tellement cela m’arrivait souvent, encore quelques fois maintenant. Que ce soit dans le cadre de porte, sur le coin du comptoir en me relevant, ou sur la porte de l’auto en sortant… bref, quoique bizarre, cela m’arrive souvent. Je m’aperçois cependant en côtoyant André que je ne suis plus la seule. Surtout ici, où tout est plus bas. Cadres de portes, pancartes, et même les fils électriques !

    Nous sommes arrivés à Bali. J’en rêvais depuis longtemps. Cette ile considérée comme une destination privilégiée par beaucoup de couples pour une lune de miel paradisiaque. Nous  l’aurons vécu nous aussi, en un certain sens, sous ce thème moins les colliers de fleurs, le champagne, les massages gratuits et les petites nuits d’amoureux. Nous avons visité l’ile en tant que famille et non en tant que jeunes mariés, ce qui représentait aussi son charme.

    L’arrivée sur l’ile se fait avec une certaine nervosité. La piste d’atterrissage s’avance dans la mer. C’est vraiment extraordinaire à voir. Ce n’est qu’à la dernière minute que l’on aperçoit la piste, gens nerveux en avion s’abstenir.  D’ailleurs, un avion de Lion Air s’est écrasé juste avant la piste, il y a deux semaines. Pourtant, tout semblait conforme. Tous les passagers ont survécu à ce « naufrage ». À notre atterrissage nous remarquons les pièces de l’avion qui ont été empilées dans un coin. Pas trop discret !

    Bali Lion Air plane crash

    Après avoir déposé nos bagages, nous commençons à organiser notre mois. Nous tentons de louer une voiture, où ? quand ? comment ? Nous voulons réserver au même hôtel pour quelques nuits supplémentaires, car cet endroit nous plaît. Impossible, l’hôtel est complet pour les prochains jours. Il faudra bouger dès demain. Mais vers quelle ville et comment ? Rien ne semble fonctionner. On met nos maillots et on part pour la plage. Bonne nouvelle une navette arrive et nous y amène. Rendus sur la plage, on rencontre un couple de Québécois, ça change les idées, on décompresse. Les vagues sont immenses. Des drapeaux de tête de mort planent sur certaines zones de plage.

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    On se renseigne sur la signification des autres drapeaux. Nous sommes habitués aux vagues, on y va tout de même prudemment. Les gars ne sentent pas le danger et sont frustrés par nos interdictions d’aller plus loin. On fait du body surf. André s’aventure plus loin. Je suis stressée, je trouve que les vagues sont dangereuses et avec tous ses surfeurs (même si nous sommes dans la zone de baignade) je ne nous sens pas en sécurité. André se fait projeter par la vague, il me confirme que les vagues sont dangereuses. Une vague lui a quasiment disloqué l’épaule. Nous redoublons de vigilance. Bon c’est à mon tour, j’essaie une bonne vague. Je me place les bras vers le haut pour mieux surfer. Impossible, la vague me projette directement au fond. Je me cogne la tête, mon coup craque. Je roule, je panique, je cherche la surface. Je crois que mon heure est arrivée, sérieusement, c’est la dernière fois que je me la pète aussi solide, c’est certain, c’est grave. Non seulement je mourrai noyée, mais avec le coup brisé. Je trouve finalement la sortie, je prends mon air, mais je me tiens le cou, j’ai peur de bouger, si tout à coup mes jambes ne bougeaient plus. J’ai vraiment peur. André accourt pour me sortir. Je tremble. J’ai vraiment eu la chienne. Je m’en tire avec la face écorchée et un mal de cou assez incroyable. Ouf ! J’ai compris la leçon. Merci mon Dieu. Ce n’était pas mon heure.

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    Au retour, c’est André qui se blesse le pied et tombe sur le trottoir. Ici, les trottoirs sont pleins de trous. Ils sont autant utilisés par les piétons que par les scooters en marche ou par les voitures comme stationnement. C’est au tour de Thomas de s’écorcher le genou et de Mathieu de se faire piquer intense.

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    Bon c’est notre accueil de Bali. Elle s’est dévoilée rapidement, super, à nous de réagir. Voici  donc nos constats. Nous ne louerons pas de voiture, mais partirons demain pour le centre de l’ile, à Ubud, avec un chauffeur privé. La mer est trop dangereuse sur ce côté, nous y reviendrons pour le surf. Il faudra regarder constamment par terre lors de nos déplacements sur les trottoirs et nous recommencerons notre prise de Malarone. Pour terminer, nous sommes conscients de notre fragilité, nous resterons vigilants et prudents, surtout face à la mer qui est si puissante. Encore merci mon Dieu.