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    • Catherine Gingras

      Arts - Éducation - Réflexions
    • 2013-06-05 in Japon

    Boucle d’or et ses trois ours

    Il est 6 heures. Les gars dorment encore. Notre chambre d’hôtel est organisée en vrai petit dortoir, chacun a son lit simple. Nous sommes heureux d’avoir une aussi grande chambre, qui semble rare au Japon, mais qui me rappelle l’histoire de Boucle d’or et les 3 ours.

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    Ce matin, je lis un peu et je tente d’organiser la journée, assise dans le corridor de la porte d’entrée. Qui soit dit en passant, est parfaitement  la largeur de mes jambes assises, pas un centimètre de plus ou de moins ! Hier, nous sommes passés à l’Agence Impériale avec nos passeports pour nous prévaloir d’une entrée au Palais Impérial à 10hres, le lendemain.

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    Après cette visite, nous aimerions bien passer par le château Nijo et terminer la journée dans le quartier Gion. Il semble que ce soit l’un des quartiers de geishas les plus traditionnels où les maisons anciennes bien préservées rappellent le Kyoto d’autrefois. C’est dans ce quartier que nous risquons le plus de croiser geishas et maikos (apprenties) près des traditionnelles maisons de thé. Ce qui nous plongera sûrement dans les paysages du livre et film « Mémoires d’une Geisha ». Et ce n’est pas peu dire, car les geishas m’ont toujours inspiré. Plusieurs choses me plaisent chez elles, d’abord le mot en lui même veut dire  « femme qui excelle dans le métier de l’art ». L’art… cela est certes très inspirant, mais j’imagine que cette vie de dévotion pouvait en quelque sorte ressembler à la vie de « nonnes » et ne pas présenter que des côtés positifs. Entre autres, parce que leur vie « entière » était consacrée à la pratique d’excellence des arts japonais. C’est ce côté obsessif, comme dans toute chose que je trouve mal sain. En étant dames de compagnie pour les clientèles aisées, elles faisaient en quelque sorte, don de soi pour le plaisir de l’autre. Il ne faut pourtant pas confondre leurs activités avec prostitution, car cela n’était réellement pas leur mandat principal. Selon Wikipédia, elles existent encore dans le Japon contemporain bien que leur nombre soit en constante diminution : estimé à 17 000 dans les années 1980, il n’est plus que d’environ 200 de nos jours, principalement à Kyoto dans le quartier de Gion. Cependant, grâce à une meilleure communication sur les activités des geishas notamment par la télévision et Internet, le nombre d’apprenties geisha (maiko) a connu récemment une nette augmentation.

    Cool ! Peut-être verrez-vous une nouvelle apprentie dans les prochains jours…

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