• Ah ! La vache !

    Depuis plus d’un mois, je n’ai pas bu un seul verre de lait, que du yogourt, de temps en temps. On a beau dire que le lait est  nécessaire pour le calcium et qu’il est le seul aliment contenant de la vitamine D, mais le lait et moi, on ne fait pas bon ménage.

    Et c’est aussi vrai pour une partie de la population mondiale, notamment les Asiatiques, qui ne possèdent pas les enzymes capables de digérer le lactose, c’est-à-dire le sucre contenu dans le lait (c’est ce qu’on m’a dit, à vérifier). Mais nous, les Nord-Américains, possédons un gène qui est responsable de la digestion du lactose. Si un tel gène a pu se développer et résister à travers l’évolution, il est la preuve que l’être humain a su « s’adapter » au lait. De ce point de vue, certains pensent que c’est un argument suffisant pour croire que le lait a sa place dans notre alimentation, moi je ne suis pas de cet avis. Je crois que le lobbyisme de l’industrie laitière est particulièrement fort et que le lait n’est pas blanc comme neige au niveau des effets sur notre santé. Le Guide alimentaire canadien inclut encore le lait parmi les aliments à privilégier, moi je dis simplement que je ne ressens aucune inflammation arthritique depuis que je ne prends plus de lait et ici c’est facile de suivre ce régime puisqu’il n’y en a pas vraiment dans l’alimentation.

    Bien sûr, ce n’est pas une étude scientifique, je suis consciente que d’autres facteurs peuvent intervenir sur mon bien-être, je ne mets pas tout sur le dos de la vache qui rit sûrement dans sa barbe, mais j’essaierai de perpétuer ce régime même au retour. Et de couper l’ingurgitation des œufs en masse, car ici c’est la poule qui est maitre. Des œufs, il y en a dans presque tous les plats, des œufs du déjeuner au riz frit aux œufs avec un œuf frit pour le souper, cela dépasse les normes canadiennes apprises dans ma jeunesse du quelques œufs par semaine. D’ailleurs y’a-t-il réellement une norme sur les œufs ? J’attends votre savoir.